Le secteur de télécommunication

 

Les sources locales de financement des réseaux

Le terme d’investissement désigne les dépenses liées à l’acquisition de la propriété de biens (y compris la propriété intellectuelle et la propriété de biens incorporels comme les logiciels informatiques) et d’installations.

Il s’agit notamment des dépenses effectuées pour les installations initiales puis de nouvelles installations. On utilise également le terme “dépenses d’équipements”.

Les “recettes” ou “chiffres d’affaires”, sont obtenus contre la fourniture de services de télécommunication.

Les télécommunications sont un secteur d’activité à forte intensité de capital qui nécessite des investissements en permanence pour étendre et moderniser le réseau.

Les estimations larges des sources de fonds disponibles pour les investissements de télécommunications dans le monde en développement répondent à la répartition suivante :

– Produit intérieur ou autofinancement (60 %) ;

– Prêts intérieurs et capitaux propres (10 %) ;

– Prêts bilatéraux et multilatéraux (10 %) ;

– Investissements étrangers directs (20 %).

 

Les ressources peuvent provenir des recettes produites par la tarification, le réinvestissement des recettes, les aides bilatérales et multilatérales.

Depuis deux décennies, les entreprises de télécommunication (les opérateurs télécoms : Orange, Paritel…) ont choisi de vivre à l’heure des technologies modernes (fibre optique…).

Les grands opérateurs français (Paritel, Orange, …) utilisent différents principes et différentes méthodes pour déterminer les taxes de perception.

 

   Taxes de répartition

L’une des principales raisons qui ont poussé 20 pays européens (y compris la France) à se réunir en 1865 pour constituer ce qui est devenu l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) a été la nécessité de mettre au point un système de répartition des recettes provenant des services internationaux entre pays d’origine et pays de destination, à l’époque pour le trafic télégraphique. Mais, l’émergence du téléphone a conforté ce système.

La méthodologie mise au point pour la téléphonie est toujours en vigueur, sous une forme qui a été modifiée progressivement.

Elle est fondée sur un système de prix double aux termes duquel, pour une communication, l’ETP d’origine applique une taxe aux utilisateurs (taxe de perception) et l’ETP de destination applique une seconde taxe à l’ETP d’origine (taxe de répartition).

Chaque pays peut faire son propre choix, selon qu’il préfère maintenir une taxe de terminaison élevée, ce qui lui permet d’obtenir des ressources pour ses besoins d’investissement en infrastructure, ou qu’il préfère maintenir la taxe à un niveau voisin des coûts, encourageant ainsi le développement du trafic et des échanges commerciaux.

 

Ce sont les pays industrialisés qui dépensent la majorité des capitaux affectés aux télécommunications.

Sur 150 milliards de dollars consacrés aux télécommunications en 2015, 80 % ont été dépensé par les pays à revenu élevé.