Amérique : les grandes tendances de l’évolution politique

 

[…] La délimitation des périodes couvertes par chacun des systèmes de partis varie d’une analyse à l’autre, bien que les six périodes envisagées précédemment soient la manière la plus répandue de découper l’histoire des partis politiques américains.

La doctrine est en générale unanime sur le fait que cinq élections présidentielles ont été décisives dans l’évolution des tendances dans l’électorat, puisqu’elles ont insufflé les changements de coalitions partisanes dans la société.

Ces élections de réalignement sont celles de 1800 (défaite de Jackson, qui mène à la création du Parti démocrate et des whigs), de 1860 (prise du pouvoir par les républicains), de 1896 (adoption de la plate-forme populiste par les démocrates et début d’une période de domination républicaine) et de 1932 (entrée en scène de la Grande Coalition et début de la domination démocrate).

Elles se situent toutes à des moments jugés décisifs de l’histoire politique américaine.

C’est cette caractéristique qui porte la grande majorité des américanistes à voir dans l’évolution des coalitions partisanes un facteur essentiel pour comprendre le système électoral américain.

“Les élections resteront toujours au cœur de la démocratie”.

    Le rôle des médias lors des élections présidentielles :

Grâce aux informations qu’ils obtiennent, les citoyens (ceux qui vont voter bien évidemment) devraient être en mesure d’effectuer un choix éclairé lorsque vient le temps d’apposer leur vote sur le bulletin.

La réalité est parfois différente. En effet, la majorité des informations ayant trait aux élections, proviennent des grands médias d’information (LCI, TF1, Canal+ : on donne l’exemple de l’émission d’Audrey Crespo-Mara, Thierry Ardisson, Michel Cymes…).

“Or, force est d’admettre que la façon dont ces médias diffusent l’information en temps d’élection est subjective et biaisée : il est utopique de croire que les médias traitent une information de manière neutre, puisque leurs intérêts, bien définis, se répercutent évidemment sur la couverture des campagnes électorales.

En conséquence, les citoyens ne sont pas nécessairement bien informés par les médias, ce qui peut nuire à l’exercice d’un vote “éclairé”.

À cela, s’ajoute le fait que les politiciens eux-mêmes utilisent les médias pour appuyer leur candidature. Ils s’en servent pour diffuser leurs publicités électorales et leurs discours.

Et, en soit le simple fait, qu’un candidat prononce un discours, constitue une forme de publicité qui devient un moyen d’influencer l’opinion publique”, Audrey Crespo-Mara, journaliste de LCI.

Les élections américaines n’échappent pas à ce phénomène, ajoute, l’homme en noir de la télévision française “Thierry Ardisson”.

Alors que la campagne présidentielle américaine de 2004 bat son plein, on constate que les stratégies sont les mêmes, aussi bien pour les médias que pour les candidats : les médias sont fortement présents dans la course à la présidence, ce qui influence la façon dont celle-ci se déroulera.

De même, les candidats tentent de se donner une image qui sera “médiagnétique” afin de pouvoir attirer davantage l’attention sur eux.