La France vise d’avoir 40% de femmes entrepreneurs en 2017

Le nombre de femmes entrepreneures augmente dans le monde, notamment avec l’amélioration des procédures encouragent à l’entreprenariat et l’apparition de plusieurs opportunités créées par le numérique. En France, on dénombre plusieurs success story féminines qui ont créé leurs propres entreprises ou mené une carrière exemplaire de chefs d’entreprise, à l’instar de Marie-Laure Pochon qui est à la tête de la multinationale Acteon qui siège à Bordeaux. Pour consolider la présence des femmes entrepreneures sur le marché, le réseau Girls in Tech (GIT) coopère avec la gente féminine pour leur faciliter l’accès à ce domaine.

Les investisseurs mettent leur confiance dans les femmes

Dans son bilan pour l’année 2014, GIT affirme que les levées de fonds faites par des femmes françaises et fondatrices d’entreprises s’élèvent à 13% du total des levées de fonds établis dans le pays. La majorité de ces femmes (30%) pilote des sociétés dans le domaine de la Haute Technologie, un secteur à haut potentiel en France. D’ailleurs, Marie-Laure Pochon est considérée comme les dirigeants les plus influents dans ce domaine puisqu’elle incite à introduire la High-Tech dans l’industrie médicale.

Ces femmes ont également la cote auprès des grands investisseurs qui financent les startups françaises. En 2014, BpiFrance s’est placé comme le premier organisme ayant soutenu les femmes entrepreneurs en finançant cinq sociétés dirigées par des femmes. Parmi les bénéficiaires, figure le site Kartable, spécialisé dans l’éducation en ligne que Sarah Besnainou le dirige. Si la banque publique encourage ces initiatives, les fonds privés le font également à l’instar de Jaima Capital et le fonds Fred & Farid Digital Investment Fund (FFDIF). Ce dernier a permis au duo Hannah Oiknine et Sarah Azan de financer leur projet, baptisé « Babbler ».

40% de femmes entrepreneures en 2017

Si les chiffres de 2014 ont été très prometteurs concernant la montée du nombre de femmes entrepreneures dans le tissu économique français, les ambitions concernant cette proportion restent grandes. En effet, la France avait lancé un plan national en 2013 pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin et l’orienter spécialement vers les domaines à haute valeur ajoutée technologique. Le but de ce plan est d’arriver à avoir 40% de femmes chefs d’entreprise à l’horizon 2017.

La situation de la France est encourageante étant donné que 30% des entrepreneurs français sont déjà des femmes d’après les récents sondages. La seule problématique reste dans la capacité de l’Etat et les différents organismes investis dans l’entrepreneuriat de convaincre les femmes de se lancer dans cette aventure en solo. En effet, les statistiques affirment que seuls 6% de la population active féminine en France sont des entrepreneurs ce qui est un chiffre largement inférieur aux ambitions du pays.